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Dimanche 24 septembre 2006
Dans mon aéro-club, les gens sont parfois bizarres.

Ils font la sieste.
Hamac et chien

Ils transportent des choses étranges dans des sacs (c’est moi !)
ME

Ils montent sur des escabeaux pour faire des photos…
Photo vu d'escabeau

Et sur des tables pour téléphoner.
Téléphone sur table

Bref, l’ambiance est bonne !
Eclat de rire

http://acbeauvaisis.free.fr   03.44.48.04.43
Par MarieOdile - Publié dans : Journal d'un Petite Pilote Légère
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Dimanche 24 septembre 2006
Voici une perturbation classique de nos régions ; un cas d’école comme on en voit peu.

J'ai noté approximativement les fronts chauds, froids et l'occlusion sur les images. C'est intentionnellement que je ne les ai pas attachés. D'abord, parce qu'avec cette seule image, je ne peux pas savoir où est le point de rencontre. Ensuite, parce que les recherches récentes montrent que, souvent, ce "point triple" n'existe pas. Encore une chose que vous pouvez retenir pour vous... mais à oublier le jour où vous passez votre examen.



On voit, dans le centre dépressionnaire des nuages en forme de virgules qui tourbillonnent, probablement des CB. Un peu plus développés et organisés, on les appellerait des fronts froids secondaires. Lignes d'averses orageuses souvent présentes dans la traîne, après le passage du front.
Elles peuvent parfois faire 200 à 300 kilomètres de long. Inutile de dire que, dans ce cas, il ne faut pas espérer les contourner, surtout en avion léger. Si vous voulez passer derrière, il faut atterrir, vous mettre à l'abri, amarrer l'avion, et attendre que ça passe.

Au sud du front froid, l'ex-cyclone « Gordon » est repris dans la circulation. Sur la seconde photo, on voit qu'il réactive le front et que ça commence à tourbillonner. La naissance, ou la renaissance d'une perturbation. On appelle cela une ondulation. Elle peut-être dû à un ancien cyclone, une île, une anomalie en altitude, tout ce qui pourra entraîner un léger tourbillon de l'air. Elle s'accentuera si l'environnement lui est favorable, sinon elle mourra assez vite.
Ainsi va le cycle infini des perturbations...




Et voici un joli article qui parle aussi de Gordon et de ses effets… sur les planeurs http://perso.orange.fr/cevvhb/recits/vf20060921.html.
Par MarieOdile - Publié dans : Cours de météo
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Samedi 2 septembre 2006
Neuf : commande faite il y a deux mois, livraison ce mardi 29 août
Prix d’achat : 0 euros
Entretien : estimé à 300 euros par an – visite annuelle comprise – peut monter très vite en cas de problème.
Autonomie : faible, crie dès que je suis dans la pièce à côté
Immatriculation :  pas encore
Consommation : ½ boîte par jour

Et voici la photo de la merveille
Petit chaton noir

Ben quoi, c’est un bébé chat et elle s’appelle Jodelle !
Le titre est justifié !
(Au fait, pour ceux qui ne savent pas un BB Jodel, avant tout, c'est ça :
http://icaer4.free.fr/datas/D9.htm. Et un Jodel en général c'est le plus bel avion du monde !  Celui qui est en photo dans le titre de ce blog, par exemple.)

Chaton noir bis
Et voici la tête que fait mon autre chatte; j'espère qu'elle va se remettre de ses émotions.

Chat étonné et choqué
Par MarieOdile - Publié dans : Tranches de vie
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Samedi 15 juillet 2006
Aujourd'hui, j'avais un baptême, un seul. C'est la première fois que j'ai l'occasion de prendre mon temps, sans être obligée de faire des fournées de tours de ville.

Je suis arrivée avec ¾ heure d'avance. L'aéroclub, pour ce week-end du 14 juillet, était désert. Heureusement, un autre pilote est arrivé peu après. Nous avons ouvert les portes du hangar et sorti les avions.
Avant même que je commence la pré-vol, un de mes « clients » était là. Je le fais rentrer sur le terrain. Il m'explique que ses copains lui ont offert un baptême; il a déjà fait de l'avion de transport, mais n'est jamais monté dans un avion léger. Je fais la pré-vol devant lui, en lui expliquant rapidement.
A peine la prévole finie, les deux copains arrivent. Je les fais entrer et, avant de les placer, j'ai la bonne idée de leur demander : « Est-ce qu'il y a un endroit que vous voulez survoler ? ». Bien sûr, chacun leur maison !  Breteuil – village inconnu – Beauvais; ça fait un beau petit triangle !
Je les place, les attache, m'installe, check-liste, démarrage, etc... jusqu'au décollage.
J'avais un peu peur que ce soit trop turbulent, mais ça va. Ils ne sont pas malades et trouvent ça amusant de se faire un peu secouer. Et moi, j'ai ma carte sur les genoux sans aucun trait tracé dessus. Là où je vais, c'est clair dans ma tête. Pour l'instant, je suis simplement la nationale et l'autoroute.
Mes passages sont bons publiques et se reconnaissent très bien : «Tiens Triffoully les cailloux !» «Regarde, la cimenterie de Perdu au Fond des champs !». Et ils suivent très bien les explications que je leur donne. J'ai rarement vu des novices aussi à l'aise. Moi aussi, je suis très à l'aise; je n'ai jamais été aussi sûr de moi (et de ma position) lorsque je m'annonce en sortie de zone pour quelques minutes. Ce qui me vaut une nouvelle explication à mes passagers. Ils sont très étonnés que certaines zones ne soient pas contrôlées. Nous arrivons à Breteuil, tour de village, photos.
Ensuite direction «Village inconnu, pas sur la carte aéro, situé entre St Just et Clermont». Je fais confiance à mes passagers pour le reconnaître. En ce qui me concerne, je me contente de prendre un cap approximatif, le temps de trouver l'antenne qui me doit me servir de repère. Et je suis toujours aussi sûre de moi lorsque j'annonce au contrôleur que je vole à la limite de la zone et que je pense y entrer au niveau de l'antenne de St Just. Il me confirme effectivement que je suis à la limite de la zone.

Comme je l'avais prévu, mes passagers repèrent tout seuls leur village. Petit inquiétude du contrôleur : «Si vous continuez à votre cap, vous allez entrer dans la zone de classe A de Creil.
-Pas de problème, je suis au village que je cherchais, mais si vous voulez, je peux descendre pour être sûre d'éviter la zone.»
Moi, je n'ai pas peur de l'écorner, je sais très bien où je suis, mais en descendant, je vais le rassurer et mes passagers photographieront mieux. Tour du village, retour Beauvais.

Là, je n'ai pas de repère très visible pour me diriger. Plutôt que de chercher sur ma carte, je trifouille un peu le VOR, pour avoir un cap de retour. Je m'annonce de retour au contrôleur. Réponse : « Rappelez pour couper les axes. » Zut, d'ici, je ne vois pas encore la piste. Pas grave, le mets l'axe de piste sur le VOR et je reste au Nord.
Nouvelle question «C'est quoi ce cadran que vous tripotez ?». J'explique que c'est une radio balise et que le trait m'indique quand je coupe l'axe de la piste de l'aéroport. Et je me paye le luxe d'annoncer au contrôle un «Je coupe les axes dans 30 secondes.» qui est un bluff total ! Mais sincèrement, je crois que c'était à peu près ça !

Encore un petit événement : nous croisons DR400 «Convergent – sens inverse – même altitude». Je mets mes passagers à contribution pour les chercher et ils le trouvent en même temps que moi. Ils sont vraiment très doués !

Un petit tour de ville, le temps de photographier la maison du troisième. C'est le seul moment où nous avons été vraiment secoués. Avant d'atterrir, je les avertis, que, comme le vent est turbulent, il se peut que je remette les gaz, si je ne sens pas bien l'attéro. En fait, j'atterris impec et sort à la première bretelle. 

Bavardages très sympathiques au roulage. C'est seulement au moment de l'arrêt du moteur qu'ils remarquent que je suis en train de réciter une check-liste. Je le fais pourtant depuis le départ ! Ils m'aident à rentrer l'avion et nous continuons à bavarder un bon ¼ heure. Nous sommes tous les 4 très contents de notre après-midi.   

Une voie ferrée à suivre !

Ce qui m'a le plus étonné dans cette histoire : quand je pars en nav, tout est préparé, et je me perds. Bon, pas vraiment, mais il y toujours un moment où j'ai dévié de ma route et où je ne sais plus vraiment où je suis. Là, rien, pas un trait sur la carte, et je savais toujours où j'étais, sans hésitation. Et j'ai utilisé tout ce que je savais sans effort, naturellement (le coup de mettre l'axe de piste sur le VOR, je ne l'avais fait qu'une fois). Vous allez me dire: avec le stress de faire un baptême, j'ai fais plus attention. C'est sûr !

Mais, à mon avis, ce n'est pas ça. Il y a en moi une «sale gosse» qui ne veut pas faire ce qu'on lui dit, pas suivre un GPS, pas suivre une radial VOR, pas suivre le trait sur la carte. Ca la fait ch..er ! Alors, si je l'oblige, elle se venge, elle sort des limites. Mais là, tout allait bien il n'y avait pas de trait, des objectifs pas très précis. Bref, c'était du VFR dans toute sa splendeur. Résultat, ma «sale gosse» s'est amusée comme une folle et je savais où j'étais.
J'ai enfin compris : ce que j'aime, c'est le Voie Ferrée Route !
Par MarieOdile - Publié dans : Journal d'un Petite Pilote Légère
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Lundi 10 juillet 2006
Jeudi 29 juin : ce jour n'apparaîtra jamais sur mon carnet de vol. Pourtant, il marque un seuil pour moi dans le pilotage.
En allant au club, je croise un copain, heureux copropriétaire d'un Sicile. Il me propose de l'accompagner pour des tours de pistes. La dernière fois qu'il a pris son avion, il s'est fait peur et il voudrait reprendre confiance. Pour moi aucun problème, on est partis.

Le plan d'eau

Longue finale

On repart, mise en ligne de vol

On commence par quelques tours de pistes, puis il me dit : "tu veux le prendre un peu ?". J'hésite, je n'ai pas envie d'atterrir de la place droite, je ne l'ai jamais fait, alors, un avion inconnu !  Mais, après tout, je peux le prendre en vente arrière.


Dernier virage


Je prends d'abord le manche. Et puis, je vois la manette des gaz, libre. Mon instructeur m'avait dit – répété – rerépété : "En tour de piste, tu gardes la main sur la manette des gaz". Alors, timidement, je mets la main sur les gaz. En fin de vente arrière, je suis plus assurée, allons-y, je tourne en base. Et là, en finale, j'avoue, j'ai oublié de rendre l'avion. Quand je vois une piste, et que j'ai un manche dans les mains, c'est plus fort que moi, il faut que j'atterrisse. Donc j'ai atterri, guidée par mon voisin. Pas très bien à vrai dire. Mais j'ai atterri.

Finale

Et, toujours avec l'accord du pilote en titre, je suis repartie. Pour un ou deux tours. Et je lui ai rendu. Pour deux tours. Et j'ai repris. Bref, on a enchaîné, faisant deux touchers chacun notre tour. Ca a duré un bout de temps, on fatigue moins quand on tourne l'un après l'autre. Et l'après-midi, on a remis ça, des tours de piste chacun alternativement.

Posé

On a fini notre journée, bien contents. Lui, avait repris confiance en lui et en son avion. Et moi, je savais atterrir en place droite. J'avais toujours imaginé que ce serait très compliqué, que je ne trouverais plus l'axe de piste. Pas du tout; ça c'est fait très naturellement.


Alors, la journée n'est pas sur mon carnet de vol, mais moi, j'ai une compétence supplémentaire, maintenant…
Par MarieOdile - Publié dans : Journal d'un Petite Pilote Légère
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