Dimanche 24 septembre 2006
Dimanche 24 septembre 2006
Voici une perturbation classique de nos régions ; un cas d’école comme on en voit peu.
J'ai noté approximativement les fronts chauds, froids et l'occlusion sur les images. C'est intentionnellement que je ne les ai pas attachés. D'abord, parce qu'avec cette seule image, je ne peux pas savoir où est le point de rencontre. Ensuite, parce que les recherches récentes montrent que, souvent, ce "point triple" n'existe pas. Encore une chose que vous pouvez retenir pour vous... mais à oublier le jour où vous passez votre examen.
On voit, dans le centre dépressionnaire des nuages en forme de virgules qui tourbillonnent, probablement des CB. Un peu plus développés et organisés, on les appellerait des fronts froids secondaires. Lignes d'averses orageuses souvent présentes dans la traîne, après le passage du front.
Elles peuvent parfois faire 200 à 300 kilomètres de long. Inutile de dire que, dans ce cas, il ne faut pas espérer les contourner, surtout en avion léger. Si vous voulez passer derrière, il faut atterrir, vous mettre à l'abri, amarrer l'avion, et attendre que ça passe.
Au sud du front froid, l'ex-cyclone « Gordon » est repris dans la circulation. Sur la seconde photo, on voit qu'il réactive le front et que ça commence à tourbillonner. La naissance, ou la renaissance d'une perturbation. On appelle cela une ondulation. Elle peut-être dû à un ancien cyclone, une île, une anomalie en altitude, tout ce qui pourra entraîner un léger tourbillon de l'air. Elle s'accentuera si l'environnement lui est favorable, sinon elle mourra assez vite.
Ainsi va le cycle infini des perturbations...
Et voici un joli article qui parle aussi de Gordon et de ses effets… sur les planeurs http://perso.orange.fr/cevvhb/recits/vf20060921.html.
Par MarieOdile
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Publié dans : Cours de météo
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