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Mercredi 1 février 2006

Il y a plusieurs mois de cela, j'avais fait une liste des 1001 trucs du pilote léger. A la liste en question, j'en ai ajouté quelques gaffes originales depuis.

 
A force de passer régulièrement d'un avion à l'autre au club :

1° Immanquablement, je ne sais plus quelle est mon immatriculation et le type d'avion lors de ma première annonce à la tour. En général, j'ai tendance à annonce celle de l'avion dans laquelle j'ai volé en dernier. Bafouillements garantis.

2° Si un avion du club, ou un autre, ayant une immatriculation rapprochée est dans le circuit, il m'arrive de répondre à sa place. Dans le pire des cas, ça peut donner des confusions terribles. Mais en général, l'erreur est vite rectifiée. Une fois, le contrôleur, qui avait de l'humour, m'a demandé : "Vous avez changé d'appareil en cours de vol ?"

3° Je ne sais plus où sont les commandes. Si j'ai un pilote à côté de moi, je n'hésite pas à demander : "Elle est où, déjà, la réchauffe carbu ?" "Rappelle-moi, comment je le règle le compensateur au décollage ?". L'embêtant, c'est si, à l'arrière, il y a des passagers non-pilotes à l'arrière. Ils doivent se demander dans quelle galère ils se sont embarqués !

4° Une fois, ayant sauté trop vite du 112 au C150, j'ai voulu tirer la réchauffe carbu. J'ai pris le bouton placé là où je l'avais manipulé lors de mon vol précédent et, à ma grande surprise, j'ai déroulé un fil métallique. C'était le frein de parc !

Par MarieOdile - Publié dans : Journal d'un Petite Pilote Légère
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Mercredi 1 février 2006
Apparemment, sur ce blog, il n'y a pas possibilité de s'abonner à un flux RSS. Par contre, il y a une mailing liste avec au moins une abonnée : moi (pour tester, of course) !


Correction : suite au commentaire de Luc, je remarque qu'on peut s'abonner au flux RSS dans Firefox : l'icône appraît.
Donc, pour ceux qui sont intéressés, n'hésitez pas à télécharger firefox (http://frenchmozilla.sourceforge.net/). Cela vous débarassera, dans la majeure partie des cas de ce p...auvre Iexplorer et de ses failles attrape-virus.
Et, entre autre avantage, en bas à gauche de la fenêtre, vous verrez apparaîte un symbole (comme une onde) pour vous abonner à des flus RSS ... chez moi ou ailleurs !


Il y a encore des développements sur ce sujets. Pour ceux que ça intéresse, il vaut sans doute mieux aller voir les commentaire, et en ajouter, si besoin.
Par MarieOdile - Publié dans : Tranches de vie
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Dimanche 29 janvier 2006
C'est marrant, ce texte a pile 1 an aujourd'hui. J'aurais juré que c'était hier !
Les photos correspondantes, prises pas un des passagers, Emmanuel Ricour, sont ici :
http://perso.wanadoo.fr/wwwperso/290105/
D'ailleurs je vous recomande ses photos en général !

Aujourd'hui, un vol sur Troyes était prévu. Avion : Cessna 172 diésel. 3 pilotes, 1 instructeur.
Informations météo prises : la visi est limite, mais devrai passer. Piste enneigée à Troyes.
Je suis désignée volontaire pour la branche Troyes-Beauvais. L'instructeur du club est en place droite, en simple passager. Mon intention est d'aller plein Est, puis de passer par le transit de Creil, et ensuite d'aller droit vers Troyes.
Au départ, rien d'anormale. La visibilité n'est pas très bonne, mais c'est surtout à cause du Soleil. Je dérive un peu trop Sud, et j'ai écorné la zone de Creil un peu avant le point d'entrée. Le contrôleuse me le fait remarquer; une faute anodine, sans plus.

Entrés dans le transit de Creil, ça commence à ne plus aller très bien : insensiblement, le plafond s'abaisse, et la visibilité aussi. C'est très insidieux, rien de flagrant. Deux fois, je me dis : "Ca s'aggrave trop, il va falloir faire demi-tour". Et, à ce momente-là, une trouée améliore soudain les conditions. On voit même le ciel bleu. Donc, ça va s'arrenger. Mais derrière, à nouveau, très lentement, le ciel et l'horizon se referment.
Je commence à me rendre compte de ce qui se passe en voyant une ligne haute tension. J'ai un sursaut, tellement elle me paraît proche. Sans m'en rendre vraiment compte, poussée par les nuages, j'ai laissé descendre l'avion. Un coup d'oeuil sur mon log : j'avais défini une altitude de sécurité à 1200 ft et je suis à 900 ft. Heureusement, pas d'obtacles dans le coin. Du moins, c'est ce que me dit un des deux pilotes passagers à l'arrière. L'autre me signale qu'il faut changer de réservoir.
Je continue la route. Je ne vois à peine le point SE en sortie du transit. Il faut qu'on me le signale. En fait, je réaliserai après coup que je n'ai pas eu l'occasion de chercher, lors du vol, une radial VOR pour m'aider à la repérer.
Il a neigé dans le coin. Le sol aussi a blanchi, comme le ciel et l'horizon. On voit toujours la différence, mais ça n'aide pas.
Maintenant, maitenir mon cap est plus difficile. Dans le transit de Creil, je suivais la ligne de chemin de fer, là je n'ai plus de repère sol. Je me rends compte que j'ai bien du mal à faire mes calculs d'estimés pour le prochain point. Que je n'ai pas de point de repère au sol si jamais je dévie. Piloter l'avion me demande beaucoup d'énergie : mon cerveau, lui aussi, s'embrume peu à peu, insensiblement.
Contrairement à mes habitudes, je ne cherche pas la fréquence d'info à contacter dans le coin. Je me rends compte qu'il manque quelque chose, que je devrai faire d'autres action que regarder devant moi pour piloter, mais cette idée est un peu confuse. A côté de moi, le passager-instructeur, me redit que, si je lui demande, il peut faire quelque chose. Mais je ne sais plus bien ce dont j'ai besoin.

Enfin, soudain : "J'arrête". J'entame mon 180°. Devant, une trouée, la troisième. J'hésite une fraction de seconde à reprendre ma route. Non, si je continue, je me retrouverai encore dans la brume, dans tous les sens du terme. Je n'y arrive plus.
Cette décision du demi-tour me fait mal au ventre. J'avais déjà pratiqué des déroutements auparavant, mais, dans ces cas-là, je n'avais pas eu de doute : les conditions s'étaient dégradées assez rapidement et la conclusion rapide et simple. Là, tout est incidieux, il n'y a jamais eu soudain, une aggravation pour me faire dire : "C'est trop dangeureux de continuer". Non, seulement, le nuages un pouième plus bas que quelques minutes avant et la visibilité un iota plus basse. Rien qui puisse me faire dire que, voler maintenant soit plus dangeureux qu'il y a 5 minutes. Et ce cerveau embrumé lui-aussi progressivement. Les décisions, les actions à chaque instant insensiblement plus difficiles.
Même la sortie du virage, à la fin du 180° est difficile. En voyant l'horizon aritificielle, je réalise que je n'ai pas remis les ailes à plat. Je dois me forcer à le faire, en regadant la maquette. Victime, pendant une fraction de seconde d'une illusion sensorielle. Et pourtant, malgré le blanc, j'ai toujours un horizon réel dehors !

Oui, j'ai du mal à prendre cette décision, mais au moins maintenant, je sais ce que je fais. A ma grande surprise, j'arrive successivement : à prendre l'heure du demi-tour, à me souvenir de celle de mon dernier point, à calculer relativement vite mon cap inverse (je suis nulle en calcul mental) et à appliquer une correction de dérive vraisemblable.Par contre, je ne saurai pas dire, sur une carte, où je suis. Je n'ose pas trop regarder ailleurs que dehors. J'arrive aussi à demander l'affichage d'un VOR en flanquement pour repérer mon point d'entrée sur le transit. Ce que fait mon voisin de droite qui me demande si je sais où je suis. Je réponds non. Il me suggère de rattraper la radial VOR avec une erreur sytématique. C'est une technique que je connais, mais là, je mets un peu de temps à comprendre sa suggestion. Une fois l'idée validée dans ma tête, c'est parti !
Retour sur le transit de Creil. Ouf, il suffit de suivre le train. Enfin la ligne de chemin de fer, parce que le TGV, lui, nous dépasse. Au fond de ma mémoire, je retrouve, avec peine, la fréquence de Beauvais, que je préaffiche. Je redemande l'affichage d'une radiale VOR pour la sortie. Je me sens incapable de manipuler cet appareil en ce moment.

L'horizon s'élargit peu à peu et mes idées sont un peu plus claires aussi. Je peux regarder et profiter un peu du paysage.
Nous sommes maintenant sortis du transit, de retour vers la maison. A côté de moi, l'instructeur manipule le GPS et m'explique quelque chose concernant la dérive à laquelle je ne comprends rien de tout. Puis il ajoute : "Ca marche aussi quand on n'a pas réglé le directionnel". Ca ça fait tilt ! Je jette un coup d'oeuil sur le compas : je n'ai pas recalé le directionnel une seule fois et il a prit une bonne dérive. Je corrige, un peu honteuse. Peu de temps après, je vois une alarme mineure allumée sur le tableau de bord : je l'éteins (ça marche comme ça les moteurs Tielert). Flegmatique, mon passager-intructeur m'annonce qu'elle est allumée depuis 19 minutes. Encore une des nombreuses choses que j'ai zappé au milieu de mon coton mental !
Heureusement, visi, plafonds et idées s'éclaircissent de minutes en minutes. Je regarde de moi-même le GPS et capte enfin l'explication de tout à l'heure.

A Beauvais en vue des installations, on veut me faire prendre piste 04; je demande une directe sur la 31 qui, elle, est éclairée. Même si la visi est meilleure ici, je n'en peux plus d'écarcquiller les yeux dans la brume !  L'idée est bonne : le temps que je ralentisse l'avion, j'ai perdu la piste de vue et, quand je la retrouve, elle est tout près. Je plonge, moteur réduit, et je sors les volets.
Je m'annonce en courte. Il y a pas mal de vent de travers et ça turbule. Je réglule la commande des gaz à l'instinct, sans regarder les compteurs, comme je le fais sur le 112. Le décrabage et l'arrondi aussi, je les fais à l'instinct et ça marche.
Roue droite - roue gauche - roulette de nez. Kiss landing. Mon plus bel atterrissage sur cet avion.

Non mais, c'est pas une petite brume qui va me faire perdre tous mes moyens !
Presque tous, mais pas tous ;-)
Par MarieOdile - Publié dans : Journal d'un Petite Pilote Légère
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Dimanche 29 janvier 2006
 
20six, où j'avais mon blog avant, a déménagé ses serveurs.
Depuis, plus personne ne peut lire mon blog, même pas moi !
Mon mot de passe ne marche plus et je n'arrive pas à m'en faire renvoyer un. Je suis furieuse. Heureusement, j'ai archivé presque tous mes textes que je vais remettre au fur et à mesure ici.

Mais quand même zut et re-zut !
Par MarieOdile - Publié dans : Tranches de vie
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Samedi 28 janvier 2006

Un avion léger a, en général deux roues principales, et en plus, il a soit :

Une roulette de queue, comme celui-ci :
Vol en Piper Cub à Cambrai



On les appelle alors
train classique. C’est le modèle le plus ancien.

Les avions de conception plus récente ont plutôt une roulette de nez, comme ceux-là :

Propriano, avion vus d'en dessous
Bon c’est sûr, quand elle est sur le nez, c’est plus une roue qu’une roulette, mais le nom est resté. Dans ce cas là, on l’appelle
train tricycle.

Les avions à train tricycle sont plus faciles à contrôler au sol. Les trains classiques, eux, au sol, ont tendance à partir dans tous les sens, à zigzaguer, voir, même, dans le pire des cas, à passer sur le nez. Et en plus, à l’atterrissage, ils rebondissent très facilement. D’où mon article « Comment atterrir et décoller avec un train classique »


Alors, pourquoi y en a t-il encore ? Parce qu’ils sont plus faciles à construire.


Et puis, c’est plus rigolo
Par MarieOdile - Publié dans : Initiation à l'aéronautique
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