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Journal d'un Petite Pilote Légère

Jeudi 4 décembre 2003 4 04 /12 /2003 09:48

Nous avions prévu un week-end à l’île d’Yeu, mais, comme le temps semblait incertain pour dimanche, nous nous sommes contentés d’aller, le samedi, jusqu’à Dinard.


Il y avait, d’abord l’instructeur, qui a fait piloter 4 élèves, un cinquième élève qui n’a pas piloté et 4 pilotes brevetés. Ce qui fait (vous avez vu comme je compte bien ?) 10 personnes. Nous avons donc emmené deux avions 4 places (DR400 et PA 28) et un 2 places (Cessna 152).

Nous partons en début d’après-midi. Du coup, comme nous devons rentrer avant la nuit, nous allons être assez pressés tout au long du voyage.


Première branche : Beauvais – Deauville
Pour ce début de voyage, je suis à l’arrière du DR400, piloté par Manu. Il aime voler en niveau, alors nous montons au-dessus des nuages : le spectacle est magnifique. Nous survolons les cumulus ; vous savez, ces nuages dont les sommets, en forme de chou-fleur sont tout blanc. Vu d’en haut, c’est encore plus beau. En plus l’air est calme, un vrai rêve. Entre les nuages, nous apercevons Rouen, la Seine, le pont de Brotonne. Mais les meilleurs choses ont une fin, nous approchons de Deauville, il faut redescendre sous la couche nuageuse. Il fait gris là-dessous.

Nous atterrissons les premiers (forcément, l’avion est plus rapide). Puis, c’est le PA 28 qui arrivent, et enfin, bon dernier le Cessna. Nous changeons alors d’équipage et repartons rapidement.


Deuxième branche : Deauville – Dinard
Cette fois, c’est moi qui pilote : je suis aux commandes du Cessna 152 ; à côté de moi, j’ai un excellent copilote en la personne de Bastien.  Nous décollons face à la mer. En montée, nous apercevons un dirigeable sur notre gauche ; c’est très impressionnant. Nous l’évitons en bifurquant vers les terres, en direction de Caen. Les deux autres avions vont longer la côte, mais, comme nous sommes les plus lents, nous allons gagner du temps en prenant une route plus directe. En effet, il y a toujours le même problème : être de retour avant la nuit à Beauvais !

Au début de ce vol, il y a beaucoup de nuages, mais, une fois passé Caen, ils s’écartent au fur et à mesure de notre avancée vers le sud. Enfin, dans la lumière du soir, nous apercevons, droit devant nous, la baie du mont St Michel. Elle est brillante, un peu orangée et au milieu, un point noir. Ce n’est pas encore le mont, mais le rocher de Tombelaine. Au moins, nous ne risquons pas de nous tromper de direction !  Nous contournons la baie pour passer au sud du mont St Michel. Le spectacle est vraiment magnifique à cette heure. Les ombres s’allongent, la lumière est un peu rasante…inoubliable.

Nous approchons maintenant de Dinard. En contactant la tour, nous entendons que le DR400, bien plus rapide, est déjà arrivé : il est en train de faire le plein. Nous sommes à peine arrivés et il faut déjà repartir. Notre changement d’équipage se fait très facilement : Damien et moi échangeons nos places : et maintenant, direction l’Aigle.


Troisième branche : Dinard – l’Aigle
Nous partons quasiment plein Est. En passant, nous disons au revoir au mont St Michel et nous partons survoler le bocage normand. Aucune tour de contrôle à appeler, nous bavardons entre avions sur la fréquence. Naturellement, nous traînons derrière : notre avion est toujours le plus lent. Nous sommes dans les collines du Perche et ce terrain un peu accidenté est très agréable à regarder. Nous passons près de deux petits aérodromes avant d’arriver à l’Aigle. Là, nous brûlons la priorité au PA 28 qui, arrivé peu avant nous, tourne autour de l’aérodrome pour s’intégrer et préparer son atterrissage : cette fois, nous ne sommes pas les derniers.

La piste de l’Aigle est une petite piste en dur, très mignonne. Bien sûr les passagers du DR400 sont arrivés avant nous : ils boivent un coup à l’aéro-club local.

Changement d’équipage : cette fois, je suis aux commandes du PA28 avec Manu comme copilote.


Quatrième branche : l’Aigle – Beauvais.
Il faut faire vite, si on veut arriver avant la nuit et je n’ai pas souvent piloté le PA28. Heureusement, Manu est à côté de moi ; il a plus l’habitude de cet avion et me guide au fur et à mesure. A cette heure-ci, le vol est très agréable : l’atmosphère est très calme et nous glissons simplement dans l’air, sans aucune turbulence. En passant près d’Evreux, nous survolons la base aérienne, déserte à ce moment-là. Le soleil va bientôt se coucher.

Nous approchons de Beauvais et nous contactons la tour de contrôle. Nous avons décollé en dernier et normalement, nous devrions rattraper le Cessna 150, moins rapide. Nous faisons donc très attention, heureusement, les pilotes signalent leur position à la radio, ce qui nous aide à nous repérer.

Cela nous vaut un petit gag avec la tour Beauvais. En premier, le DR400, toujours en tête, indique qu’il est près de Gisors. Puis c’est au tour du Cessna 152 de s’annoncer « Travers Gisors ». En arrivant au même endroit, j’annonce : « F-FY, j’arrive travers Gisors. »

Le contrôleur répond : « Reçu F-FY…mais, vous êtes le troisième, et moi je ne sais toujours pas où est Gisors.

- A côté d’Etrépagny

- Ben voilà, là, je comprends mieux »            Il faut l’excuser, il n’est pas du coin...

Enfin, nous arrivons à Beauvais, un avion de la Ryanair atterrit un peu avant nous, ce qui nous vaut quelques tours d’attente. Il fait presque nuit, la piste est éclairée, c’est magnifique ; aidée des conseils de Manu, je fais un atterrissage superbe (non, je ne me vante pas, ça m’arrive).


Nous avons fait un beau voyage.

Par MarieOdile - Publié dans : Journal d'un Petite Pilote Légère
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Mercredi 18 août 2004 3 18 /08 /2004 00:00

Ca fait 15 jours que le souvenir d'un vol me fait rêver. Rien d'exceptionnel, pourtant. J'ai emmené un copain découvrir l'avion léger.
Seul le DR4OO du club était libre. Ca tombait bien, parmi les avions de voyages, je trouve que c'est le plus agréable à piloter. Il réagit un peu comme "mon" 112.
Quelques soucis avec la météo : des orages sont attendus en fin d'après-midi, il faut que je rentre entre 16 et 17 heures.

Première étape : je vais jusqu'à Amiens pendre mon copain au vol (si j'ose dire). Je n'ai pas préparé la nav en pensant suivre l'autoroute. Mais ce n'était pas une très bonne idée, la visité oblique n'étant pas excellente.
En plus, je ne savais plus bien où était la sortie de zone de Beauvais. Je me suis annoncée en sortie un peu au hasard. Je crois que je ne suis pas tombée loin.

A Amiens, je suis en avance. Je bavarde un peu à la tour et j'en profite pour regarder un peu la suite du chemin vers Abbeville. Et je fais une erreur : j'anticipe la prévol en laissant le cache-pitot...
Mon ami arrive. Quelques explications de base pour mon "novice" : marcher sur la bande noire, ne pas utiliser le palonnier comme cale-pied. Et je pars. Mais voilà, lors de l'accélération au sol, je constate quelque chose d'anormal. Devniez...
Eh oui, pas d'anémo, j'ai oublié d'enlever le cache-pitot. Je me trouve donc à faire pour la première fois, une accélération-arrêt en vrai. Pas grave, demi-tour, j'enlève l'objet du délit. Et je repars.

Nous contournons Amiens par le Sud, mon passager trouve le spectacle magnifique. Il s'étonne quand je lui annonce Abbeville dans 11 minutes, ce qui est le cas. C'est qu'il trace bien, ce DR400.
L'intégration sur le terrain se passe bien. Encore une fois, je suis toute étonnée, j'ai mis très facilement l'avion à la bonne vitesse et à la bonne hauteur. Par contre, j'ai fait une petite erreur avec le vent : je l'aurais un peu arrière à l'arrivée. En fait, il est quasiment plein travers. Mon dernier virage est un peu serré, je maîtrise, mais je vois que mon passager se sent mal.
Atterrissage par vent de travers parfait. Je suis contente de moi.

Nous déjeunons tranquillement à l'aérodrome. En partant, j'explique un peu plus à mon passager comment marche l'avion. Je fais la prévole avec lui, lui explique les essais moteurs. Il est plus rassuré. Après le décollage, je descends vers le sud, pour une promenade sur la côte. Malheureusement, la visibilité est mauvaise, le ciel se confond avec l'horizon. Je reste donc très près de la côte, j'ai peur d'être désorientée si je m'éloigne trop.
Puis, je rentre dans les terres pour cause de Site. Nous allons jusqu'à Dieppe et là, un coup d'oeuil vers la carte : pour Amiens, c'est plein Est. Cette fois, même si la navigation est improvisée, je sais à chaque fois où je suis. Pourtant, mon passager ne m'aide pas beaucoup. Il a tendance à être malade et n'arrive pas à lire la carte. Et plus, ça secoue un peu. Ca va pour moi, mais pour lui, c'est désagréable. Moi, par contre, je me sens très très bien. Je vole, tout va bien, je maîtrise la situation sans effort.
Enfin nous arrivons en vue d'Amiens, j'essaie d'abréger l'intégration pour épargner mon passager. Atterrissage. Au revoir rapide : je suis pressée de rentrer à Beauvais avant les orages.

Je repars, voyage retour parfait et sans histoire, je suis toujours très bien. Ayant atterri à Beauvais, je refulle et je me dis qu'il était temps que j'arrive, l'horizon est tout noir vers le Sud. Mais tout compte fait, les orages épargnent le terrain.

Alors, le plaisir immense de ce vol, c'était quoi :
faire découvrir l'avion à un passager charmant,
découvrir que je m'intègre sans difficulté sur un aérodrome en Auto-info, voyager facilement, avec une carte que je regarde au fur et à mesure (en plus j'avais perdu ma règle, eh bien, j'ai fait sans, je ne pensais pas que ce soit possible)
maîtriser une belle accélération-arrêt
piloter un avion agréable
rencontrer des gens charmants dans mes aérodromes étape.

Génial quoi !

Par MarieOdile - Publié dans : Journal d'un Petite Pilote Légère
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Lundi 23 août 2004 1 23 /08 /2004 00:00

Jeudi dernier, je m’étais inscrite pour un vol en double, afin de me faire « relâcher » sur le 112. J’adore cette expression « relâcher » ça fait bandit de grand chemin et sortie de prison.

Ca faisait plus d’un mois que je n’avais pas piloté cet avion et ça me faisait plaisir de me faire coacher.

Bien sûr, comme il fallait s’y attendre, il y avait trop de vent pour pouvoir sortir le train classique sans risque. J’ai attendu 1 heure, puis le vent s’est calmé. Il était plein travers pour la piste en herbe. J’aurais bien aimé essayer la dure, mais, avec le vent de travers, on a préféré éviter.

On démarre, un tour de piste normal. Enfin normal, plutôt basse hauteur quand même, sinon, quel est l’intérêt de jouer avec le Jodel ? Une remise de gaz à quelques centimètres du sol. Je ne le sentais pas.

Deuxième tour, mon instructeur me dit : « Tu veux essayer les atterrissages de pistes ? ». J’hésite. La dernière fois qu’on avait essayé j’avais eu très peur. J’avais même fermé les yeux en finale tellement j’étais impressionné (Rajouter une règle aux 1001 trucs : ne pas fermer les yeux en finale, même si on a très peur) bon, j’avais quand même prévenu mon instructeur : « J’ai fermé les yeux ! » Et il avait assuré le contrôle de l’avion. Là il me dit : « Il n’y a pas beaucoup de vent (faudrait savoir, tout à l’heure y’en avait trop ;-) ) on va manger toute la piste ». Je finis par répondre : « Si je ne le fais pas avec toi, je ne le ferai jamais ». Donc, on essaye.

Il me dit qu’il faut au moins que tu sois à 110, voir 120. Quelle chance, moi qui suis mal à l’aise en sous-vitesse, je n’aurais pas de problème cette fois. Quand on touche la piste avec le train principal, manche en avant d’un ou deux cm, pour plaquer l’avion au sol. On attend 60 km/h, pour laisser retomber la queue.

1er essai : le décollage un peu juste, nous passons quelques cm au dessus du taxiway.

2em essai : en finale, en passant au dessus de l’antenne ILS Eric (c’est son nom) coupe le transpondeur. Ils m’explique que, en passant trop près transpondeur allumés on risque de le faire sauter.

3em essai : j’ai mal anticipé le vent et le suis obligée de serrer un peu le virage. Eric : « Tu fais des virages à 45° maintenant ? ». Il faut dire que, il n’y a pas si longtemps, je ne dépassais 20° d’inclinaison que contrainte et forcée…par l’instructeur ou l’examinateur. Mais je me suis un peu exercée et ça va mieux. Et puis avec le jojo c’est plus facile, je trouve.

Au total ,je fais 4 ou 5 atterrissages de piste. J’adore ça, même si mon approche est un peu plate et que je dois viser avant l’entrée de piste pour ne pas tout manger. Je sens ce qui se passe et j’y arrive toute seule. C’est super !

Je commence à fatiguer. On va faire un complet. 3 points cette fois-ci, sinon on va sortir de piste. En le faisant, je comprends que, habituellement, je ne tire pas assez sur le manche ce qui ne colle pas assez la roulette de queue au sol. C’est vrai qu’en tirant un peu plus, ça va mieux.

40’ de vol intense et super-intéressant. Je n’ai pas perdu ma soirée.

Par MarieOdile - Publié dans : Journal d'un Petite Pilote Légère
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Samedi 28 août 2004 6 28 /08 /2004 00:00

Ce samedi, le club était censé partir à l’Ile d’Yeu. Malheureusement, à 8 heurs, il pleuvait. Voyage annulé.

J’arrive au club vers 9h30 et je trouve 3 élèves en train de préparer une nav Granville-Cean. Je fais vite le compte 3 élèves + 1 instructeur, il n’y aura pas de place pour moi.

Je commence à être de mauvaise humeur surtout qu’un des élèves me pique « mon » 112 au moment où je me disais que j’allais faire un tour dedans.

D’humeur de plus en plus massacrante, je me dis que je vais rentrer chez moi. Heureusement, un pilote arrive et me convainc de faire l’aller-retour avec lui vers Caen en DR400.

On part vers 3 heures avec une passagère à l’arrière. C’est moi qui pilote. Assez vite on se dit qu’on va essayer de passer au dessus des cumulus pour voler en niveau. Toutes les fois où j’ai traversé la couche de nuages, elle était beaucoup moins dense que là. Je dois me concentrer pour savoir où passer. Ceci dit le spectacle est magnifique et ce pilotage très intéressant.

Ca ressemble un peu à ça.

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Le tout est tellement captivant que la tour de Beauvais doit nous rappeler pour nous dire que, au rythme où on va, nous allons emplafonner la zone de Paris. Nous hésitons un instant à rester au FL45, mais c’est impossible, il y a trop de nuages. Donc nous redescendons à 3000ft. Notre passagère est très soulagée, elle commençait à se trouver un peu trop loin du sol.

La lumière est superbe, nous croisons Rouen et nous voyons la mer éclairée au loin par le Soleil. Nous longeons les plages du Calvados et arrivons en vue de Caen.

Je m’amuse à faire une très longue finale à 200 km/h. En courte je ralentis et mets les deux crans de volets. Malheureusement, mon copilote a eu peur pour la roulette de nez et a tiré sur le manche. Je ne sais pas si mon atterrissage était bon. Mais mon voisin a sans doute eu raison de réagir. Quelquefois, je ne vois pas bien le sol approcher.

Nous attendons à Caen. Pas de trace de l’équipage d’élèves. Nous repartons au bout d’une heure.

Cette fois, je suis en place droite et notre pilote mets le cap vers le falaises d’Etretat. Le survol maritime est magnifique. La mer est magnifiquement bleue et on voit nettement la limite des eaux de la Seine qui se mélangent à la manche. La vue sur le Havre aussi est superbe. Des voiliers égayent la mer. Nous approchons le cap d’Antifer où il y a un pétrolier.

Après Antifer, nous longeons le falaise. Nous voyons toute une tripotée de parapentistes qui, partis du haut de la falaises, longent la côtes à l’intérieur des terres. Leurs petites tâches de couleur égayent encore plus la côte qui est déjà magnifique avec son mélange de vert, de blanc et d’ocre. Nous repartons à l’intérieur des terre après avoir croisé Etretat.

Comme je ne pilote pas, je profite du paysage. J’aime beaucoup ce vert Normand, avec les rivières qui creusent de petites vallées dans le paysage. Nous croisons à nouveau Rouen. Nous voyons bientôt Beauvais.

Comme moi tout à l’heure, notre pilote déboule sur l’aéroport à 200 km/h et s’amuse à ne ralentir l’appareil qu’en fin de vente arrière. Il fait un atterrissage long pour arriver le plus près du club. Du coup, il nous gratifie d’un long plané à 1 mère du sol suivi d’un kiss landing. Rien à dire !

En arrivant, un message sur un téléphone portable : les élèves, très en retard, sont arrivés à Caen plus d’une demi-heure après notre départ. Je repars chez moi sans prendre la peine de les attendre. De meilleurs humeur que le matin.

Par MarieOdile - Publié dans : Journal d'un Petite Pilote Légère
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Dimanche 29 août 2004 7 29 /08 /2004 00:00

Ce dimanche, je n’étais pas très en forme, mais je suis tout de même allée au club en fin d’après-midi, car il fallait convoyer le 112 à Persan. Je ne sais pas encore qui va me ramener et j’attends un peu.

Ca y est on a trouvé un volontaire et il faut que d’urgence j’aille avitailler avant l’arrivée des « gros ». A l’essence, pas de problème. Je remarque juste que, comme il y a du vent et que je ne suis pas très en forme, j’ai du mal à rouler droit. Ce n’est pas aujourd’hui que je décollerai de la dure. Prudemment, je prends la piste en herbe, même s’il y a du vent de travers.

A la tour, c’est un stagiaire et il s’emmêle un peu les pinceaux. Je dois attendre un peu au point d’arrêt.

Voyage vers Persan sans problème, tout comme l’intégration. Je suis de peu un autre avion, mais je n’ai pas de mal à maintenir la bonne distance. Brave jojo et sa large plage de vitesse ! 

A l’atterrissage, je décrabe pile-poile. Mais je rebondis un peu et là ça me revient : il faut tirer plus le manche pour maintenir la roulette au sol. Je le fais, mais trop vigoureusement et au mauvais moment : l’avion redécolle, de travers en plus.. « Holà, du calme ! ». Sacré Jojo !  Je le réattérris doucement. Cette fois le geste est bon, il reste tranquillement au sol.

Je descends de là en plein forme et fière de moi.

Quand vous n’allez pas bien faites du Jodel. Ca devrait être remboursé par la sécurité sociale.

Par MarieOdile - Publié dans : Journal d'un Petite Pilote Légère
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