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Initiation à l'aéronautique

Vendredi 27 janvier 2006 5 27 /01 /2006 00:00

Quand on débute l’avion, on est accompagné par un instructeur, bien sûr. On accumule les heures, et, un beau jour, l’instructeur estime que vous pouvez partir seul sans trop risquer de casser l’avion. C’est le lâcher. Il s’agit d’un des moments les plus émouvants pour un jeune pilote.
 
En ce qui me concerner, je n’avais pas vu venir. Je n’avais pas confiance en moi et j’avais l’impression que je ne saurai jamais atterrir. Et je me demandais quand j’en serais capable.
A l’issue d’une série de tours de pistes (*). Je m’en souviens très bien, je lui avais dit que l’étais fatiguée. On roulait pour rentrer au club et, tout en roulant, je préparais l’avion. Je rentrais les volets, mais Eric les as ressortis en me faisant un grand sourire. Je l’ai regardé l’air bête en me demandant quelle bêtise j’avais faite. Là, il me dit : « Ben je descends et tu repars toute seule ».
J’ai paniqué, car je m’en sentais incapable. Mais tout est allé si vite, je n’ai pas eu le temps de réfléchir, ni de répondre « non ». Machinalement, j’ai remonté la piste, je me suis alignée et j’ai décollé. Enfin, je le suppose, parce que je ne me souviens que d’être entrée sur la piste. Le reste je l’ai oublié. Trop d’émotion.
Mes souvenirs reviennent en vente arrière. Je me rends compte que je suis toute seule et je parle tout fort pour compenser l’absence de l’instructeur. J’ai les mains moites, je récapitule tout haut ce que j’ai à faire et je me rassure en disant : « Tout va bien, pour l’instant, il n’y a aucun problème, tu fais tout comme il faut ». Je chantonne un peu. Pas comme certains, parce que je suis contente, mais parce que ça me rassure de faire un peu de bruit dans l’avion.
Encore un trou, je revois vaguement la base(*) et la finale (*). Je me revois surtout juste après l’atterrissage. Enfin, je revois la piste devant moi, je constate que je n’ai rien cassé et que je suis encore en vie. Et j’entends encore le hurlement de joie et de soulagement que j’ai poussé en voyant que j’y étais arrivée. Inutile de dire, trop contente d’être vivante, je suis rentrée directement au club.
 
Après ce premier lâcher, il y en a beaucoup d’autre. A chaque fois qu’on pilote un nouvel avion, on se fait expliquer comment il marche, souvent l’instructeur vous accompagne une ou deux fois avant de vous dire : « T’es lâché sur cet avion ». Vous savez alors que vous pourrez le prendre seul quand vous voudrez.
Et si ça fait longtemps que vous n’avez pas piloté (un avion en général, ou un type d’avion en particulier) il faut vous faire relâcher, en emmenant, encore une fois l’instructeur avant de reprendre seul l’avion.
Certains clubs, en particulier dans le sud de la France, pratiquent le « lâcher Corse ». Non, ce n’est pas une technique particulière pour lâcher quelqu’un. Ces clubs demandent simplement que personne n’aille seule en Corse s’il n’a pas été accompagné au moins une fois et lâché par un instructeur.
 
Et voilà comment, en avion, on se fait régulièrement « lâcher » et « relâcher ».
 
Remarque : vous trouverez plein de récits de lâcher sur la « pilot liste », ici : http://www.pilotlist.org/bestof/lacher.htm

Par MarieOdile - Publié dans : Initiation à l'aéronautique
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Vendredi 27 janvier 2006 5 27 /01 /2006 00:00

Encore un mot important de l’aviation. C’est un exercice essentiel auquel on revient souvent.

Voici en quoi il consiste. Sur la piste, vous vous alignez face au vent, vous mettez les gaz et vous décollez. Vous êtes en montée initiale.

Puis vous tournez, à angle droit vers la gauche, par exemple, (ce peut être vers la droite, ça dépend des pistes). Vous êtes toujours en montée. C’est le vent traversier.

Vous tournez encore vers la gauche et vous vous mettez en palier (donc sans monter ni descendre). Vous longez la piste en sens inverse de votre décollage : c’est la vente arrière. Là vous avez un peu de temps, vous vérifiez si tout va bien dans l’avion et vous préparez l’avion à l’atterrissage. Car vous allez bientôt atterrir. Le but du tour de piste, c’est justement de vous entraîner à l’atterrissage et au décollage.

Quand vous avez dépassé le bout de piste, vous tournez encore à gauche en vous mettant en descente. C’est la base.

Quand vous arrivez en face de la piste, vous tournez en finale. Et vous réglez votre descente de façon à toucher en bout de piste.

Une fois au sol, votre tour de piste est fini, vous pouvez arrêter là où en recommencer un autre, comme vous voulez.


En gros, cet exercice ressemblerait à celui d’un nageur qui : plongerait d’un plot ; ferait toute la longueur de la piscine à la nage ; remonterait sur le bord et irait courir jusqu’à l’autre bout de la piscine ; remonterait sur le plot et replongerait.


C’est exercice est la base du pilotage. Il peut se faire aussi en tournant toujours à droite, être plus ou moins court et plus ou moins haut. Mais les cinq étapes y sont toujours. Et quand on arrive sur un aérodrome, on atterrit toujours en faisant un bout de tour de piste. On commence souvent à la vente arrière, plus rarement directement en base ou en finale.

C’est dire si c’est important.

Par MarieOdile - Publié dans : Initiation à l'aéronautique
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Samedi 28 janvier 2006 6 28 /01 /2006 11:12

Un avion léger a, en général deux roues principales, et en plus, il a soit :

Une roulette de queue, comme celui-ci :
Vol en Piper Cub à Cambrai



On les appelle alors
train classique. C’est le modèle le plus ancien.

Les avions de conception plus récente ont plutôt une roulette de nez, comme ceux-là :

Propriano, avion vus d'en dessous
Bon c’est sûr, quand elle est sur le nez, c’est plus une roue qu’une roulette, mais le nom est resté. Dans ce cas là, on l’appelle
train tricycle.

Les avions à train tricycle sont plus faciles à contrôler au sol. Les trains classiques, eux, au sol, ont tendance à partir dans tous les sens, à zigzaguer, voir, même, dans le pire des cas, à passer sur le nez. Et en plus, à l’atterrissage, ils rebondissent très facilement. D’où mon article « Comment atterrir et décoller avec un train classique »


Alors, pourquoi y en a t-il encore ? Parce qu’ils sont plus faciles à construire.


Et puis, c’est plus rigolo
Par MarieOdile - Publié dans : Initiation à l'aéronautique
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